Accessoires et consommables MIG MAG

Le soudage MIG MAG mobilise plus de consommables que la MMA : torche, fil, gaz, pièces d'usure. Chaque élément joue un rôle précis dans la qualité de votre cordon de soudure.

  • Torches et pièces détachées adaptées à votre poste
  • Bobines de fil acier, inox et aluminium, tous diamètres
  • Bouteilles de gaz, détendeurs et kits câble de masse

Les accessoires et consommables pour le soudage MIG MAG

Le MIG MAG mobilise plus d'équipements que la MMA : torche, fil, gaz, pièces d'usure. C'est un poste plus coûteux à l'achat et à l'entretien, mais qui le rend largement au quotidien en confort de soudage et en cadence.

La torche de soudage

Elle amène en même temps le fil, le gaz et le courant jusqu'au bain de fusion — la gâchette pilote tout d'un seul geste, et une gaine intérieure guide le fil sur toute sa longueur. Chaque torche est donnée pour une intensité maximale et un facteur de marche propres : dépasser ce facteur, ou la faire tourner en continu proche de sa limite haute, finit par l'user prématurément et par la faire chauffer anormalement. Mieux vaut donc choisir sa torche MIG MAG selon la puissance réelle du poste et l'usage prévu, pas seulement selon le modèle qui semble le plus polyvalent sur le papier.

La pince de masse

Deux critères comptent avant l'achat. D'abord le marquage CE, conforme à la norme européenne — sans lui, la pince ne répond pas aux exigences de sécurité. Ensuite l'intensité supportée, à mettre en face de celle du poste. On conseille en général de prendre large : une pince dimensionnée bien au-dessus de l'intensité max du poste tiendra tout simplement plus longtemps dans le temps.

Le gaz de protection

Les bouteilles se trouvent en 1m3 ou 2,5m3. Le choix du mélange dépend directement du métal soudé. En MAG sur acier, les mélanges Argon/CO2, Argon/O2 ou Argon/CO2-O2 dominent, avec une part de gaz oxydant qui peut monter jusqu'à 18%. Sur inox, cette part redescend à 2% maximum, sous peine d'altérer le cordon. En MIG sur aluminium, c'est l'argon pur qui s'impose, parfois en mélange avec de l'hélium, voire de l'hélium pur pour certains usages spécifiques. Le détendeur-débilitre règle ensuite le débit à une pression constante, débit qui doit être adapté à l'utilisation et notamment au diamètre de buse en place — un réglage approximatif se traduit vite par des porosités dans la soudure.

Le fil et son diamètre

On distingue deux grandes familles : les fils pleins (acier, inox, aluminium) et les fils fourrés, acier ou inox, qui permettent de souder là où le gaz ne peut pas être utilisé. Le type de fil suit en général la matière de base, ou doit à minima lui être miscible. Le diamètre, lui, conditionne directement l'intensité utilisable et l'épaisseur travaillée : un 0,6mm reste cantonné à la carrosserie et à la tôlerie fine (0,6 à 1,6mm, 80A maximum), quand un 1,6mm monte à 420A sur des tôles de plus de 15mm. Prendre le temps de déterminer le bon diamètre en amont évite de perdre du temps en réglages et améliore directement la qualité du cordon.

Côté bobines de fil MIG MAG, deux formats couvrent l'essentiel des besoins : le S200 (5kg en acier et inox, 2kg en aluminium), utilisé sur les postes portables ou via un adaptateur sur les postes acceptant du S300, et le S300 (15kg), réservé aux postes équipés pour le recevoir directement.

Les consommables de la torche MIG MAG

Ces pièces s'usent au rythme de votre fréquence d'utilisation et de l'intensité de soudage — les remplacer régulièrement conditionne autant la sécurité que la qualité du travail rendu.

La buse

Elle canalise le flux de gaz et protège la tête de torche des projections. Les buses MIG MAG en cuivre chromé restent les plus répandues, montées via bague de serrage réfractaire ou filetage ; le cuivre zirconium résiste mieux à la température. Les versions NO-GAZ, dédiées au fil fourré, ont leurs parois internes garnies de céramique pour éviter que les projections liées à l'enrobage du fil n'y collent. Il existe aussi des buses spécifiques pour torche aspirante, qui extraient les fumées de soudage au passage.

Le tube contact

Il transmet la puissance du courant délivré par le générateur jusqu'à l'arc. Usé ou endommagé, il transmet mal cette puissance : amorçage capricieux, rupture d'arc, intensité de soudage qui varie sans raison apparente — un symptôme qui trompe facilement sur son origine réelle. Les tubes contact existent en plusieurs diamètres selon le fil employé, avec des filetages variables (M6, M8...) selon la compatibilité de la torche.

Le support tube contact, le diffuseur et le ressort de buse

Le support tube contact diffuse le gaz de protection dans la buse tout en servant de réceptacle au tube contact, et assure au passage la continuité électrique avec le col de cygne — plusieurs modèles existent selon la torche et le tube contact utilisés. Le diffuseur isole la partie sous courant du reste de la tête (buse, col de cygne) et diffuse lui aussi le gaz de protection ; en céramique, il résiste mieux à la chaleur qu'en plastique. Le ressort de buse, enfin, maintient la buse en place et facilite son démontage lors du remplacement des pièces d'usure.

La gaine de torche

Elle transporte le fil du dévidoir jusqu'au bain de fusion. Le choix de la gaine de torche suit la matière du métal d'apport et le diamètre de fil utilisé — une gaine de qualité médiocre se traduit directement par un dévidage irrégulier. Les gaines acier, les plus répandues, sont formées d'une spirale métallique sous enveloppe plastique colorée (bleu, rouge, jaune, noir) et servent à l'acier comme à l'inox. Les gaines téflon ou carbone, elles, sont réservées à l'aluminium : elles facilitent le glissement du fil et limitent la casse, la version carbone offrant la meilleure longévité. Sur les gaines premium, une terminaison spiralée avec embout laiton limite la déformation du téflon en bout de torche et facilite le dévidage. Un contrôle régulier de son état reste le bon réflexe : une gaine usée entraîne vibrations et mauvais amorçage, souvent la première cause qu'on oublie de vérifier quand une soudure devient instable sans raison apparente.

Un point de vigilance

Changer un consommable isolément sans vérifier les autres pièces de la tête de torche est une fausse économie fréquente : une buse neuve montée sur un tube contact usé ne réglera rien. Sur un poste utilisé quotidiennement, autant contrôler buse, tube contact, support et diffuseur en même temps, plutôt que de les remplacer un par un au fil des pannes.

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